Body manche longue bébé – pourquoi j’en ai racheté huit en un an

On m’a posé la question plusieurs fois, alors autant en parler ici directement : pourquoi racheter des bodies alors qu’on en reçoit par paquets entiers à la naissance.

Parce que sur les quinze body manche longue bébé reçus la première année, cinq ont tenu. Les autres ont bâillé de l’entrejambe, perdu une pression ou rétréci des manches. J’en ai racheté huit en douze mois, et j’ai fini par comprendre ce qui séparait les deux groupes.

Le body manche longue bébé se juge à l’entrejambe

C’est là que tout se joue. Trois pressions espacées régulièrement tiennent. Deux pressions laissent le tissu bâiller dès que l’enfant bouge, et le body remonte sous le pantalon toute la journée.

Le tissu autour des pressions compte autant que leur nombre. Un body correct a un renfort, c’est-à-dire une double épaisseur de jersey sur la bande de pressions. Sans ce renfort, la pression tire sur une seule épaisseur et finit par la déchirer. Sur les cinq bodies qui ont survécu chez nous, cinq avaient le renfort.

Testez les pressions en magasin ou sur le portant du dépôt-vente. Une pression qui s’ouvre d’une traction du doigt s’ouvrira seule dans un siège auto.

La coupe des manches

Deux écoles : la manche montée classique et la manche raglan, qui part du col en diagonale. La raglan laisse plus d’aisance à l’épaule et ne marque pas quand on enfile un gilet par-dessus. C’est celle que je cherche maintenant.

Le poignet mérite dix secondes d’attention. Un bord-côte trop serré laisse une marque rouge sur l’avant-bras, un bord-côte trop lâche remonte et découvre le poignet dès qu’on met un pull. Le bon compromis se teste en passant deux doigts dedans : si c’est juste, ça ira une fois le tissu assoupli.

Les modèles avec un revers anti-griffures sur la manche sont utiles jusqu’à deux mois, et encombrants après. Je n’en reprendrais pas plus de deux.

Bébé allongé portant un body bleu
Le bâillement de l'entrejambe se voit dès que l'enfant bouge.

Le col, le point que j’ai découvert tard

Un body à enfiler par la tête sans ouverture au col est un piège. Ma fille hurlait à chaque habillage, et j’ai mis six semaines à faire le lien. L’encolure américaine, celle qui se replie sur l’épaule, descend par le bas en cas d’accident et s’enfile sans passer par le visage.

À partir de six mois, l’encolure à pressions sur l’épaule prend le relais. L’enfilage par la tête devient acceptable quand l’enfant tient sa tête et qu’il comprend le geste, pas avant.

La matière et le rétrécissement

Le jersey de coton à 180 grammes au mètre carré est le standard. Plus léger, le tissu devient transparent après quinze lavages. Plus lourd, il tient chaud sous un pyjama.

Le rétrécissement se joue au premier lavage et il est normal, autour de 3 à 5 pour cent sur du coton non prétraité. C’est pour ça que je lave toujours un body neuf avant de juger la taille, et que j’achète la taille au-dessus quand l’enfant est au milieu d’un palier.

Les bodies avec de l’élasthanne gardent mieux leur forme mais supportent mal le sèche-linge : l’élasthanne se rétracte à la chaleur et tire les manches. J’ai perdu deux bodies comme ça, et c’est détaillé dans mon mémo des symboles de lavage.

Les tailles, et le palier qui pose problème

Les bodies suivent les tailles habituelles, du naissance au 36 mois, mais le palier du 12 mois est celui où les marques divergent le plus. Chez l’une, le 12 mois taille pour 74 centimètres, chez une autre pour 80. Six centimètres d’écart sur un enfant d’un an, c’est une taille entière.

Je me fie donc à la taille en centimètres quand elle est indiquée, jamais au nombre de mois. Les marques qui n’indiquent que les mois sont celles sur lesquelles je me suis le plus trompée, et c’est la raison pour laquelle j’emporte un mètre ruban au dépôt-vente.

Vêtements de bébé blancs à motifs posés à plat
Le blanc d'un body porté grise, et aucune lessive ne le ramène.

Entre deux paliers, je prends toujours au-dessus. Un body un peu long se glisse dans le pantalon, un body trop court tire sur les épaules et s’ouvre à l’entrejambe en permanence.

Combien en avoir

Sept à huit par taille, pas plus. Ce chiffre permet de tenir trois jours sans machine en période de régurgitations, et il correspond à une pile qui tient dans un tiroir sans s’écrouler.

J’en ai eu quinze en 6 mois, et la moitié dormait. Un body qui dort dans un tiroir pendant que l’enfant grandit, c’est un body perdu : il sera trop petit avant d’avoir servi. Mieux vaut sept bons que quinze moyens, et c’est à peu près la seule chose dont je sois sûre dans cet article.

Neuf ou d’occasion

D’occasion sans hésiter, à une condition : vérifier les pressions une par une et regarder l’entrejambe à la lumière. Un body de seconde main qui a passé ces deux tests vaut un neuf, et coûte entre 1 et 2 euros contre 6 à 10 euros en magasin.

Ce que je n’achète jamais d’occasion, ce sont les bodies blancs. Le blanc d’un body porté grise, et aucune lessive ne le ramène. Je prends des couleurs moyennes, qui vieillissent mieux et qui pardonnent les taches de carotte.

Tout ce qui arrive de seconde main passe à 40 degrés avec une lessive sans parfum avant d’être porté, comme je l’explique dans mes essais de lessive hypoallergénique.

Pour les quantités et le reste de la garde-robe des premières semaines, j’ai refait la liste de naissance après coup. Et la rubrique entière est de ce côté.

Si vous avez une marque qui tient au-delà de vingt lavages, je prends : c’est l’information que je cherche encore.